Le couple
Le couple
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Ai-je trouvé la plénitude dans mon couple ? Quelles sont les forces et les faiblesses de mon couple ?
Si Dieu a créé l'homme et la femme, c'est pour qu'ils puissent vivre ensemble. Il nous a créés diffĂ©rents parce qu'il y a des pĂŽles d'attraction diffĂ©rents. Ces divergences de vues concrĂ©tisent l'Ćuvre de Dieu : chacune des pulsions inverses est un morceau du puzzle de la crĂ©ation de l'univers. Lorsqu'on se marie, mĂȘme si on a une certaine sagesse, une certaine « connaissance », on ne sait absolument pas vers quoi on s'engage. La principale difficultĂ© du couple rĂ©side dans le fait qu'on ignore totalement ce qu'est l'autre, Ă©tant donnĂ© que l'on s'ignore soi-mĂȘme. Donc il est Ă©vident que durant le mariage, on se trouvera dans des difficultĂ©s non seulement que l'on n'aura pas pu prĂ©voir, mais qui nous dĂ©passeront.
C'est Ă travers le couple que l'homme et la femme vont trouver toute leur plĂ©nitude et vont arriver Ă une certaine maturitĂ© de leur connaissance : la connaissance d'eux-mĂȘmes, parce que c'est Ă travers l'autre qu'ils verront justement leur façon d'ĂȘtre, leur façon de jauger, de regarder. Et ce qu'on croyait bontĂ© n'est souvent qu'une fausse apparence. L'ĂȘtre ne se trouve pas bon devant l'autre mais nous n'acceptons pas de nous voir tels que nous sommes. Aussi, la plupart du temps, jugeons-nous l'autre responsable de nos actes, donc de nos pensĂ©es et de nos rĂ©actions. VoilĂ dĂ©jĂ la premiĂšre phase du travail du couple.
Ce qu'il est trĂšs important de constater dans le couple, c'est l'existence d'une sorte de racisme, dĂ» justement Ă l'inconscience de ce qu'est l'autre. L'homme va dĂ©couvrir un ĂȘtre Ă cĂŽtĂ© de lui qu'il aime physiquement, qu'il croit aimer totalement. Lorsqu'il s'approche de la femme, il va s'apercevoir que cet ĂȘtre, Ă ses yeux, vient d'une autre planĂšte et qu'il n'a pas du tout les mĂȘmes façons de regarder, de penser, de s'exprimer, mĂȘme dans l'intimitĂ©. Et cet homme qui vient de faire une dĂ©couverte extraordinaire mettra des mois, des annĂ©es, voire parfois toute une vie, Ă essayer de dĂ©couvrir l'ĂȘtre avec qui il partage sa vie.
Il faut donc essayer de comprendre les difficultĂ©s, les ambiguĂŻtĂ©s de ce couple qui va devoir s'employer Ă conquĂ©rir un espace pour fonder un foyer. En fondant ce foyer, en crĂ©ant cet espace dans la matiĂšre, mais avec un certain Ă©tat d'esprit, il va essayer d'avoir des enfants. Nous pensons souvent que les enfants vont changer notre façon de penser vis-Ă -vis de l'autre. Mais dĂšs l'instant oĂč les enfants sont lĂ , les ambiguĂŻtĂ©s s'agrandissent. On va s'apercevoir qu'ils ont un caractĂšre mĂ©langĂ© de l'un et de l'autre, sans parler du physique, et qu'ils vont nous poser autant de questions que nous nous en sommes posĂ©es pour notre compagnon. Les enfants vont donc ĂȘtre un reflet permanent de chacune de nos failles, de chacun de nos dĂ©fauts, mais aussi de chacune de nos qualitĂ©s.
LĂ est le dilemme, si nous n'avons pas la sagesse de comprendre que l'amour avec un grand « A », tel qu'on le dĂ©signe, doit ĂȘtre un apprentissage de chaque seconde. C'est lĂ le point fondamental de ce que Dieu a voulu pour le couple. Il dit : « De deux ĂȘtres, Je n'en ferai qu'un ». Il veut dire que ces deux ĂȘtres, Il va les amalgamer. Il a fait ces crĂ©atures pour qu'elles puissent Ă©panouir en elles tout ce qu'Il veut pour l'homme, pour l'humain, c'est-Ă -dire qu'Il souhaite que cet univers dĂ©volu Ă l'homme soit dans une totale harmonie par rapport Ă ce couple qui, lui, ne pourra ĂȘtre totalement dans la perfection que s'il fait l'apprentissage de la fidĂ©litĂ©. Ce n'est pas un jugement de valeur vis-Ă -vis de la polygamie, ou des femmes de l'Inde, ou de tout autre caste d'ailleurs, de lĂ oĂč rĂšgne le matriarcat, qui a une autre maniĂšre de contourner les lois humaines, mais je pense qu'il est trĂšs important de rĂ©aliser ceci : aucune sociĂ©tĂ© humaine n'a eu la possibilitĂ© d'accĂ©der Ă la perfection sans la fidĂ©litĂ© du couple car la fidĂ©litĂ© va nous apprendre, jour aprĂšs jour, Ă nous structurer sur les valeurs de l'autre et Ă ne pas rĂȘver.